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SKS : mitraille la scène électro

SKS : mitraille la scène électro

Toulouse

SKS : mitraille la scène électro

Par Hélène Ressayres le mardi 22 avril 2008

SKS c’est du djing, de la drum et une volonté de faire exploser le milieu underground auprès du grand public.

« Tous se retrouver sous la même bannière ». Telle est la volonté première du Dj toulousain qui milite pour un rassemblement toujours plus grand autour de l‘ électro.

« La drum n’bass a toujours été une musique qui mélangeait les styles et c’est un métissage que l’on voudrait aussi retrouver dans le public présent dans les soirées ».

Malheureusement, aux yeux de l’artiste, certaines attitudes empêchent d’avancer dans ce sens : « Le hip hop c’est les gangsters, la chanson française ce sont les poètes et la musique électronique c’est le son des drogués » confie-t-il déçu de certains préjugés et stéréotypes.

Mais SKS a confiance en le mouvement : « la scène drum n ‘bass en France est en train d’évoluer dans le bon sens. Il y a de plus en plus de producteurs, dont nous faisons partie, qui se font reconnaître en Angleterre. Je pense que la drum n’bass a toujours survécu mais il s’agit maintenant de la faire exploser » explique-t-il.

Set de SKS au Classico IMG/flv/sks.flv

Mais avant de se faire une place au pays de la drum, SKS a entamé un long labeur. L’aventure commence en 2003 lorsqu’il monte un studio dans la campagne toulousaine. Au programme : restauration de sons, lives, distribution de flyers… « avec cette association Kimist, chacun commence à trouver sa vocation : celui qui faisait du son, celui chargé de la communication… et c’est à ce moment là que j’ai commencé à m’intéresser au Djing. »

En 2003, « Laurent des Fox m’a proposé de monter un label drum n’bass pour compléter son projet de présenter tous les styles underground de l’électro. Et puis j’avais déjà des contacts ; je connaissais déjà Kush avec qui j’avais graffé et le Lutin que je faisais jouer ».

Suite à cette rencontre, c’est en 2004 que le premier opus du label Vandal sort. « A cette époque j’étais toujours d’initiation au Djing ; j’ai travaillé avec Broox qui m’a aidé dans mon apprentissage pendant deux ans ».

SKS connaîtra par la suite une période sombre et devra organiser ses propres soirées. Ce fut le cas avec Toulouse Massive, sa toute première soirée proposant un plateau de dix DJ de la scène toulousaine.

Après avoir réfléchi à une stratégie pour rebooster son produit, SKS va collaborer avec le fameux Red Eyes qui commençait alors à se faire connaître. Grâce à cette participation sur l’album en cours, un distributeur étranger a distribué le disque dans le monde entier et a ouvert des portes considérables à SKS.

Animé par l’amour de la musique mais éclairé par les dures réalités du métier, le DJ a du apprendre à mêler son et business. Une recette qui semble bien marcher puisqu’il sort aujourd’hui un EP intitulé « Bayard » : « Maintenant je suis arrivé à un stade où je veux toujours faire les quatre choses en même temps : produire, faire du DJing, organiser des soirées et manager le label ».

Un album dans la continuité de cette volonté d’unifier la musique électro underground : « Le but de cet EP c’est de mettre tous les potes sur le même disque, sous la même bannière »… celle des drum addicts.

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Portfolio

SKS au Classico SKS Platines et infras SKS 2 sonorités électros Drum... ... N'bass la tête dans les nuages et dans le son SKS... DJ drum n'bass

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