







Le Centre d’art Le Lait nous propose une autre façon de découvrir les Moulins Albigeois, l’occasion de mêler visite du patrimoine et découverte artistique. C’est une création de Daniel Buren qui a investi les moulins, un dispositif aquatique où l’eau du Tarn, le bruit de son écoulement dans les rigoles et la lumière naturelle font partie intégrante de l’œuvre in situ. C’est le propre de la création de Daniel Buren que de travailler in situ et de faire que le site et l’œuvre vivent en parfaite osmose et deviennent indissociables.
Ici, les Moulins Albigeois ont inspiré à l’artiste un dispositif aquatique, où l’eau circule dans des gouttières transparentes, traverse les salles, dégageant dans chacune d’elles des sonorités différentes, qui surprennent à chaque fois. Le serpentin de rigoles dans lequel l’eau chemine nous promène ainsi à travers les salles, l’eau saute parfois d’une gouttière pour continuer à s’écouler dans une autre. Puis, elle glisse sur des plaques de plexiglas colorées qui captent judicieusement la lumière naturelle, des jeux de lumières viennent ainsi s’ajouter aux jeux d’eau et de sonorités. On retrouve bien sûr les fameuses bandes de 8,7 centimètres, appliquées ici sur les gouttières, qui rythment l’écoulement de l’eau jusqu’à sa chute finale dans la dernière salle. Chute en fontaine de lumière qui nous laisse imaginer un écoulement sans fin et qui diffuse dans la salle un bruit d’eau paisible. A noter également une vue imprenable sur la fameuse cathédrale d’Albi ainsi que sur le Tarn, la rivière qui alimente cette œuvre de Daniel Buren.
Difficile de décrire le plaisir de découvrir cette œuvre originale qui interpelle tant vos yeux que vos oreilles : à vous de voir, à vous de contempler, à vous de juger. « A contre-courant, travaux in situ en mouvement », une exposition à découvrir jusqu’au 31 octobre aux Moulins Albigeois.