








Directeur de l’Usine, lieu conventionné dédié aux Arts de la rue
Par La rédaction de ramdam le mercredi 25 février 2009
Ils sont anciens et fondamentaux. La Ville a toujours été à nos côtés pour accompagner notre volonté d’inscription territoriale. Aussi, au delà même des missions que la Ville a eu le courage de nous confier (Nuits Euphoriques, commandes, carnavals...), nous souscrivons - dans un cadre partenarial – à leur recherche de mise en résonance de l’espace public avec les habitants.
Je ne crois pas qu’il faille de ville idéale, car ce qui peut nous animer, nous qui travaillons dans et avec l’espace public, ce sont justement les faiblesses d’une ville, ses pertes de repères. Cependant, je pense qu’il est nécessaire de vivre en harmonie entre ce qui relève du public et ce qui est lié au privé. Créer une circulation fluide et aérée, des espaces et des temps de rencontre. Enfin, je réaffirme la nécessité d’une mutualisation des moyens grâce à un service public développé.
Regarder, ressentir, se sentir concerner, agir, proposer, fédérer, s’ouvrir et sortir.
En confirmant la présence d’artistes in situ – à chaque étape de création – au sein des poumons d’une Ville, afin d’en comprendre les respirations, le battement, son aération et sa ventilation. C’est justement ce rapport en réciprocité qui est pertinent...
Ce que peut apporter une ville (et l’ensemble de ses tissus) à un artiste, et ce que peut amener une Ville à un artiste : ses enjeux, ses contours, ses fonctionnements... En les regardant avec ce prisme, avec cet univers propre à chaque artiste.
Les liens entre le secteur culturel et celui qui est défendu par les affaires sociales ont toujours été étroitement liés. En même temps, on constate que la vraie pertinence de la politique culturelle de la Ville de Tournefeuille a été de rester fidèle à ses engagements de partenariats avec ses acteurs, et ce dans des secteurs différents (Danse, Rue, Musique, art marionnettique ...)
En se basant sur l’artistique - avant tout - une vraie politique culturelle a pu se dégager. Un rapide travelling sur celle-ci permet de constater une articulation entre ces deux secteurs initiée notamment grâce à "chemins des arts", qui permet un accompagnement théorique et pratique de personnes au spectacle vivant. Un second exemple illustre aussi cette volonté : les Nuits Euphoriques, qui rassemblent des milliers de personnes. Un vrai dialogue entre les générations, entre les classes sociales s’établit. Je crois que c’est précisément cela, l’apport social de la culture dans une ville : de l’accompagnement, de l’ouverture et de la rencontre.
Dans le cadre du programme INTERREG IVA de l’Union Européenne "Villes 3.0, Laboratoire des cités futures"
