







Tout petit déjà Mathieu Baudrin baigne dans la peinture de sa mère, observe les mondes qui se dessinent sur la toile.
A 15 ans, alors qu’il se munit de son premier appareil argentique, c’est à lui de donner à voir ses propres univers. "Pour moi la photographie n’est pas le fait de saisir un instant ; ce n’est pas figé mais au contraire un lieu qui évolue et dans lequel on peut pénétrer" explique-t-il.
Après avoir fait frémir les planches du théâtre où il jouait plus jeune c’est désormais le papier qu’il fait vivre : "En photo, on retrouve cette même notion d’unité de temps et de lieu qu’au théâtre".
C’est donc un petit bout de monde en perpétuel mouvement que le jeune photographe offre à travers ses clichés. Une vision des choses à l’image de son tempérament : "J’ai toujours été à Toulouse, alors j’ai la bougeotte ; j’ai besoin de voyager régulièrement".
Et c’est ainsi que, dans sa boîte à image, Mathieu a capturé les horloges et bâtiments vénitiens, les rues new yorkaises, les belles Paris et Versailles.
Washington, San Francisco et Montréal ont été ses derniers sujets d’étude. C’est à travers son exposition "Songe d’une nuit d’été" qu’il amènera le public toulousain vers ces contrées qu’il a traversées, où il s’est arrêté, s’est perdu...
Beaucoup de prises de vues nocturnes qui ont satisfait son plaisir de l’attente : "J’aime patienter pendant la prise de vue ; attendre ensuite que la pellicule se développe... J’aime être dans l’expectative dans ces moments là" confie Mathieu.
Pour cet étudiant en maîtrise de sociologie, l’observation est un point très important. "Fasciné par les gens et les bâtiments", il étudie l’Homme à travers ses constructions, ses immeubles et ses créations.
Après ses premières expositions au sein de son lycée puis dans un bar de la ville rose, et enfin celle de "Songe d’une nuit d’été" cette année, le photographe projette de faire tourner cette dernière dans les villes où il a pris ses clichés.
En attendant, les Toulousains pourront venir faire une halte dans un bar de Washington, déambuler dans les rues de Montréal ou encore se reposer sur un banc de San Francisco... du 28 mars au 26 avril 2008 à l’atelier Michèle Marrot.