







En ce temps-là, les médias trouvaient en Marillion la "relève" à Genesis, alors un peu en panne (départ de Gabriel, Collins qui se cherche…). Cette remarque, je l’ai même encore entendue dans la file d’attente, comme quoi les étiquettes collent bien à la peau. Marillion, c’est du Marillion, ce n’est la copie de personne. La personnalité de Steve H nous en témoigne à chaque chanson, pantin virevoltant et à la voix puissante et charmeuse. La guitare de Rothery nous rappelle aussi que rien ne sert d’étaler la technique pour être virtuose, les longs solos tranquilles prennent à l’âme aussi… Depuis quelques temps déjà, Marillion est sorti du carcan infernal des boites de production, en s’auto-produisant à base de souscriptions par internet. Quelle joie que de participer à la création d’aussi beaux projets. Vous achetez le disque à l’avance et vous recevez sa version série limitée, au livret empli de photos toutes plus belles les unes que les autres, mais, et surtout, avec votre nom dans les crédits… La frime ultime ! Et Marillion remercie de toute beauté ses souscripteurs en distillant une musique sublime et pêchue, tour à tour ballade et rock puissant, de l’humour et de la joie de vivre. Même si seuls Steve H et Pete Trewavas, le bassiste, se remuent sur scène. Marillion, c’est toujours aussi beau et prolifique (un double CD vient de sortir des presses). Et ça vaut toujours le déplacement. Ne serait-ce que pour la petite séance de dédicaces et photos de fans pour ceux qui ont su attendre, même si je déplore l’absence de H sur ce coup-là.
Longue vie à Marillion et revenez vite.