







Un jour de printemps, chaque année, au bord de la Garonne, sur la verdoyante Prairie des Filtres, des chapiteaux fleurissent, des lumières s’illuminent, des scènes émergent du sol, et de la musique se met à résonner sous les ponts toulousains. Le site est alors envahi par une foule de personnes en tous genres, portée par un rythme envoutant, et pendant cinq jours, la Prairie des Filtres se transforme en un lieu de fête, haut en couleurs et fort en émotions. C’est le Rio Loco qui commence. Un festival unique en son genre qui à chacune de ses éditions met à l’honneur un ou des pays, et fait découvrir au public sa musique et ses artistes. Cette année le Rio Loco a invité les Balkans. La Serbie, le Roumanie, le Bulgarie, la Hongrie… autant de pays qui ont investi la prairie et qui ont fait découvrir au public toulousain leur musique et leur culture. Ramdam y était…
Non, le Rio Loco n’est pas un festival réservé aux jeunes mélomanes. La Prairie des Filtres accueille en effet un public très large et chacun peut profiter de ce moment festif à sa manière. Jeux musicaux pour les enfants, petit cinéma en plein air pour les cinéphiles, cuisine balkanique pour les gourmets, musique pour tous, tout cela dans un cadre agréable, au bord de la Garonne. Petits et grands, tous s’y retrouvent, et chacun y a sa place. Nombre de parents ont ainsi pu amener avec eux leurs enfants, et ont trouvé au Rio Loco un festival à la portée de tous. Témoignage d’un papa…
C’est toute une organisation de mettre en place un tel festival. Reconnaissables à leur Tee-shirt orange ou à leur badge, les saisonniers, organisateurs, et tout le personnel, ont effectué un sacré boulot pour que tout se passe au mieux pendant ces cinq jours. De la gestion de la buvette, jusqu’au montage de la scène, en passant par le développement culturel, ils étaient beaucoup à contribuer au bon déroulement de l’ensemble du festival. Nous avons donné la parole à quelques uns d’entre- eux…
La musique est un élément majeur de la culture balkanique. Aussi, quand les artistes des Balkans sont montés sur scène, c’est un vent de folie qui a soufflé sur la prairie. Fatima Spar & the Freedom Fries, Taraf de Haïdouks, Mahala Raï Banda, et j’en passe, ont mit le feu à la scène, au rythme endiablé des violons, des accordéons, et autres instruments en tous genres. Les plus connus de tous, Emir Kusturica & the No Smocking Orchestra, ont attiré une foule gigantesque qui n’a pas manqué de manifester au groupe son engouement, dansant et chantant sur la musique plus que festive des artistes serbes. Mais la musique n’était pas la seule à être teintée aux couleurs balkaniques. De nombreux plats, encas, et petits amuse-gueules diffusaient dans l’air une odeur alléchante et permettait au public de gouter aux saveurs culinaires des pays de l’est.