







Cette année, on comptera cinq saisons. Cinq saisons présentant pour chacune d’elle cinq thèmes développés par le peintre Antonio Saura.
La percutante exposition Tauromachie, précédemment proposée au grand public et qui lui a permis de découvrir pour ceux qui ne le connaissaient pas encore cet artiste incontournable, laisse aujourd’hui place à l’explosive Erotica. Peintures mais aussi sculptures nous apprennent Saura et sa vision de l’art, de l’érotisme et de la femme.
Cette dernière retrace l’exaltation de son amour des femmes et nous donne à voir le genre féminin à travers ses yeux d’artistes mais aussi d’homme avant tout. Alain Mousseigne, directeur des Abattoirs, parle même de "la série la plus spectaculaire de ses représentations du corps féminin". Ce sont des corps disproportionnés et pourtant si proche de la réalité qui se présentent à nous. Fortement influencé par Picasso à ses heures, les visages ont plusieurs faces, les corps sont déformés par un cubisme naissant.
Décédé il ya 10 ans, ses oeuvres continuent de respirer la passion et la vie... l’humanité.
Autodidacte et inspiré de l’actualité artistique de son temps et de ses précurseurs, Antonio Saura a su peindre et dépeindre des oeuvres de liitérature comme "Don Quijotte de la Mancha" qu’il a illustré ou encore "Las aventuras de Pinocho" d’après Collodi.
Ame d’enfant, âme d’homme mais aussi esprit dénonciateur, il produira par exemple une série d’œuvres intitulées "Autodafé" sur des couvertures de livre déchirées.
Autant d’intrigantes facettes qui se retrouvent dans ces cinq saisons présentées aux Abattoirs.
Une découverte ou redécouverte d’un artiste aux passions aussi brûlantes qu’un été, aux nostalgies d’un automne, aux sourires d’un printemps et aux manques d’un hiver...