







Côté salle : une centaine de fans aux ongles vernis noirs, aux mitaines rouges et aux yeux maquillés sombres. Côté scène : Madina Lake avec Nathan Leone au chant, Mateo Camargo à la guitare, Matthew Leone à la basse, et Dan Torelli à la batterie.
Un produit Emo punk [1] made in Chicago qui a vu le jour en 2005, et un parcours un peu hors norme.
Après avoir participé à l’émission Fear Factor- pour décrocher la somme qui lui permettrait de réaliser son rêve- le jeune groupe signe avec le label Roadrunner Records et sort son premier album « From Them, Through Us, To You ».
Ce soir, c’est ce même quatuor qui est venu rendre visite aux Toulousains, transportés dans un univers rock bien particulier : celui de Madina Lake. En effet, le nom du groupe n’est autre que celui d’une ville fictive inventée par Matthew. Cette dernière, en proie à un certain chaos, "est un microcosme et représente l’Amérique d’aujourd’hui", explique-t-il.
Et c’est ainsi que, au rythme des riffs de guitare et des textes conscients, le public toulousain s’est laissé emporter ce soir là. Un groupe "vraiment génial" selon les fans qui, pour certaines, attendaient devant les portes de la salle plusieurs heures avant le show. Le groupe n’a décidément presque rien à envier aux plus grands...
Aujourd’hui il chantent pour les Toulousains tandis qu’hier ils jouaient aux Etats-Unis avec 10years ou Alifax. Et que ce soit outre atlantique ou dans le sud de la France, le groupe semble n’avoir qu’un maître mot : générosité. Sur scène ou post show, c’est avec la même ardeur qu’il s’affaire à donner à entendre et à bouger à son public. Et lorsqu’il s’agit de signer des autographes ou de faire des photos, ça se passe dans la salle, au milieu de la foule, en toute modestie.
Un seul bémol : "C’est dommage que le concert ne dure pas plus longtemps ; on aurait envie de plus..." déplore Paul. Et même le père venu accompagner ses deux adolescentes de filles reconnaît : "Ce n’est pas mon style de musique mais ça bouge bien et c’est plein de positif".
Alors, si un jour vous passez à côté de la petite ville de Madina Lake, faites une halte, le temps d’un accord.
[1] Sous genre du punk hardcore. Apparu dans les années 80 aux USA, le terme Emo désigne la musique issue de la scène hardcore. Dans les années 90 le style Emo se rapproche de l’indie rock, plus mélodique et moins chaotique que l’Emo des années 80.