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Chainon manquant : interview du directeur adjoint

Chainon manquant : interview du directeur adjoint

Le Chainon manquant

Chainon manquant : interview du directeur adjoint

Par Hélène Ressayres le lundi 7 avril 2008

Serge boras, directeur adjoint du Chainon manquant nous a accordé un peu de son temps pour nous éclairer d’avantage sur le festival.

1) Quelle est la particularité de ce festival du Chaînon manquant ?

 Le Chainon Manquant est né en 1991 pour être une vitrine professionnelle, son premier objet était de mettre en relation via la scène des artistes en développement et des responsables de programmation. C’est au fur et à mesure des années qu’il est devenu également un événement public. C’est un temps fort de plus de 60 propositions artistiques essentiellement sous une forme contemporaine. Et cet évènement démontre par sa fréquentation qu’en s’adressant à la curiosité et au goût de la découverte de toutes et tous, on peut sortir des sentiers battus des propositions artistiques, mêler divertissement et questionnement, et permettre la rencontre des divers publics en un même lieu.

Interview croisee Tom Poisson/ Carmen Maria Vega IMG/flv/chainon.flv

2) Quel a été votre impression globale sur le festival de cette année ?

 Positive dans l’ensemble. Bien sûr, on peut toujours améliorer tel et tel point, mais si on veut bien considérer que les villes d’implantation du festival totalisent une population de 15 000 habitants, réaliser plus de 11 000 entrées dans les salles et afficher une fréquentation globale de 18 000 personnes, le tout en ne proposant que trois têtes d’affiches pour 134 représentations, c’est gratifiant. Et puis, chose importante, les projets nés autour du festival se sont bien déroulés, nous avons inauguré une émission publique quotidienne de radio Chainon, mis en places des rencontres professionnelles ouvertes au public dans les domaines des musiques actuelles, du lien art et territoire, de l’évaluation. Autant de partenariats qui en étant porteurs de sens aident à l’inscription du festival. Avec plus de 250 professionnels accrédités, on peut parler d’un bon bilan.

3) Comment a été accueilli le festival et la programmation par le public de cette année ?

 Les spectacles ont reçu un bon accueil général et ce dans leur diversité. Ce fût vrai pour des propositions très populaires (Les Têtes en l’Air avec “le Palais Nibo” ou Origines Contrôlées) comme pour des propositions plus exigeantes (Les 198 0s avec “Horace”, le Théâtre de l’Unité avec “les Chambres d’Amour” ou la cie. C’est la Nuit avec “ Ce que j’ai fait quand j’ai compris que j’étais un morceau de machine ne sauvera pas le monde”).

Spectacle Lili petit pois IMG/flv/lili.flv

Nous sommes satisfaits d’avoir retrouvé une belle fréquentation du village du festival et du chapiteau concert, les propositions chanson (Tom Poisson, Eric Toulis,Imbert Imbert…) , ou musique du monde (Nathalie Natiembé, Lô Gryion…) ont eu un bel accueil. Nous bénéficions également d’une belle confiance des établissements scolaires et la collaboration avec les opérateurs du territoire ; le Centre Culturel de Figeac Cajarc (pour organiser la venue de Louis Bertignac) et Derrière le Hublot (pour la programmation “hors les murs”) essentiellement.

4) Comment se fait la sélection des artistes présents lors du festival ?

 Bruno Graziana directeur de l’association le Chainon/FNTAV porte la direction artistique de l’événement, je l’assiste dans cette tâche. Tous les spectacles proposés à de rares exceptions près ont été vus auparavant. Nous avons entre mai et novembre grâce aux “régions en scène” (visionnements mis en place par les fédérations régionales du Chainon) l’opportunité d’assister à plus de 150 spectacles proposés par les adhérents de l’association. Les spectacles issus de ces “régions en scène” composeront selon les années un tiers environ de la programmation du Chainon Manquant assurant par là une visibilité nationale à des artistes accompagnés par structures du Chainon/FNTAV. La dimension internationale du festival s’exprime essentiellement au travers du réseau AREA (Association de Réseaux et d’Evènements Artistiques) avec laquelle nous travaillons à la circulation professionnels et des artistes (Acadie, Belgique, Québec, Suisse) mais aussi grâce à des coopérations transfrontalières avec nos voisins Espagnols. Au terme de ces déplacements, nous aurons vu plus de 300 propositions supplémentaires. Nous sommes partenaires de divers festivals comme le Bonheur des Mômes ou Alors Chante ! Ensuite nous essayons de rester attentifs aux propositions des producteurs et nous déplaçons sur d’autres festivals professionnels ou non. Il nous aura fallu visionner 600 propositions pour construire un Chainon Manquant. Sur le fond, nous favorisons l’expression contemporaine, sommes résolument pluri et trans disciplinaire, les artistes invités le sont souvent parce que nous avons trouvé un engagement fort dans leur démarche, qu’il soit artistique, citoyen ou qu’il mêle les deux.

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