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Asian Dub Foundation, l’antifusion

Asian Dub Foundation, l'antifusion

Le Phare

Asian Dub Foundation, l

Tournefeuille

Par Stéphanie Aglietti le vendredi 28 novembre 2008

    Le 18 novembre dernier, Asian Dub Foundation est venu présenter son dernier opus, Punkara, au Phare à Tournefeuille. Un album très Rock et définitivement Punk, mariant les styles et toujours aussi engagé.

    Les fans les attendaient au tournant. Leur nouvel album, Punkara (Naïve), sorti en France le 30 septembre, avait reçu un accueil mitigé, aussi bien encensé que descendu en flamme. C’est pourtant avec une énergie que l’on lui connaît bien que le plus indien des groupes anglais, a déchaîné le Phare.

    Comme toujours, ADF se joue des barrières entre les styles, mêlant sans complexe, électro, rock, dub, ragga, jungle, hip-hop, le tout ponctué de sonorités indiennes, marque de fabrique du groupe. On voyage et l’on en prend plein la vue et les oreilles face au cinq musiciens, dont l’impressionnant Cyber, membre depuis 2002, qui manie avec puissance son tambour Dhol.

    Une tournée française, qui consacrait également le successeur de MC Spex, en la personne d’Al Rumjen, ancien chanteur du provocant groupe King Prawn. Le public a pu également faire plus ample connaissance avec Martin Savale alias Babu Storm, nouveau bassiste du groupe.

    Asian Dub Foundation Les membres changent et la musique évolue. L’engagement reste le même. Depuis sa création à Londres dans les années 90, ADF véhicule des valeurs de tolérance et de partage entre les cultures. Le titre de l’album, Punkara, mot-valise alliant Punk et Banghara -musique traditionnelle du Punjab- en est la parfaite l’illustration. La Mondialisation et ses dérives sont aussi régulièrement mises au ban des accusés dans les textes du groupe. Des morceaux comme Superpower ou Living Under the Radar, portent de nouveau la marque de cet engagement altermondialiste qui leur est si cher.

    Une prestation définitivement convaincante, d’autant plus qu’ADF aime communiquer avec son public, osant même quelques mots de Français. Un sacré mélange de genres, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Mais ça pulse ! Seul bémol, on regrettera que le Phare n’ait pas été plus rempli, mardi soir oblige…

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