







Sébastien Tron est à la vielle à roue électronique. Avec ses sonorités venues d’ailleurs, le public de la petite salle du Bijou se sent tour à tour enveloppé par une tempête du désert dans le morceau Badaoui dance flour ou fouetté par les embrumes du large que parcourt un flibustier dans Le Moulassa.
Richard Monségur au chant, va puiser dans les profondeurs de la terre, dans l’infiniment grand, pour faire jaillir un flot de mélodies transcendantes ; dans Vatum Vete part II, sa voix donne une couleur de "Dead can dance" à la salle.
Et lorsque les deux "musiterriens" prennent le micro, Sébastien à la vielle et Richard à la batterie, ils nous replongent dans les années 70 de Pink Floyd, mais toujours dans un style qui leur est propre, avec Taaz blues cold age.
Entre chaque morceau, pendant que Sébastien accorde son instrument, son compère raconte les histoires de ses chansons, fait le pitre... pour remplir le spectacle d’une palette d’émotions ; de la fête à la transe, de la joie à la mélancolie et la nostalgie : "C’est facile de faire de la musique pour faire jumper les jeunes ; ce que l’on veut arriver à faire c’est faire en sorte de les faire passer par différentes émotions ..." explique Richard.
Riches de leurs rencontres, de leurs voyages, de leur ouverture au monde, les deux humanistes transportent dans leur valise musicale nombre d’influences qui viennent teinter chacun de leurs morceaux : "On aime trop de choses différentes ; ça en deviendrait même problématique..." expliquent-ils.
Ces deux amoureux des sons se sont rencontrés en 1998, date où ils ont commencé leur collaboration.
Antiquarks verra le jour en 2005.
Ce sont donc treize années de passion qui lient les deux hommes. Un chiffre qui semble porter chance au public toulousain qui a la chance de découvrir ou redécouvrir le duo sur les planches de la petite, mais non pas moins chaleureuse, salle du Bijou.
Un amour du voyage, du partage, et de la musique qui donne le LA à ces concerts interterrestres.