







Rien n’arrête Alif. Alors que, ce soir-là, la majorité du public est venue voir le groupe de métal Psykup, la tâche n’est pas simple pour les inclassables de la scène électro française.
Au départ, malgré l’énergie débordante de Chiko et Abdé, l’ambiance est plus électrique sur scène que dans la salle. Mais après avoir fait part de leurs talents vocaux et scéniques, les deux compères ne tardent pas à convertir les âmes insensibles.
Leurs textes engagés ont su toucher le public et leur vision des choses ont fédéré les jeunes de la salle autour d’une même musique, d’un même état d’esprit : les leurs. "Nous on s’en fout de légaliser la ganja ; il y a des problèmes plus graves comme le racisme, les sans papiers..." a rappelé Chiko.
Toast ragga, falsetto raï, ou flow tour à tour rap ou punk ; la musique d’Alif reste marginale jusqu’au bout. En effet, cet Asian Dub à la française étonne autant qu’il fédère : à la fin de la soirée, une vingtaine de punks, métalleux et électro addicts se verront réunis sur les planches de l’Alizée entonnant en choeur le célèbre morceau "Eywa".
Après un show électrique d’une heure environ, boostés par les vrombissement de la gratte de Yann, et les vibes electroniques de VDZBREAK (instruments électroniques), et GRAVEBONGAZ (scratch DJ) c’est tout en basses, en riffs et en mentalité Punk que le show
s’est déroulé... Strictly "HARDCORE" !
Organisés par l’association Indépendance tek, les concerts de ces deux groupes énervés sont le reflet de la tendance électro rock qui teinte les évènements mis en place par le collectif. En effet, ce dernier a déjà proposé deux concerts avec Toubabskank, Ramoon stompers, A vie de passage et Sidilarsen.
De plus, Indépendance Tek organise aussi des sessions techno hardcore avec de nombreux DJ’s. Ce fut notamment le cas avec cette soirée du 11 avril lors de laquelle un after jungle hardtek hardcore était prevu au Sunlight à Auterive.