Culture art de vivre midi pyrénées
culture
Culture et art de vivre
Accueil du site > Blog > Ramdam y était > ARCHIVE. CONTROLLING CROWDS. MERCREDI 30 SEPT. LE BIKINI.

ARCHIVE. CONTROLLING CROWDS. MERCREDI 30 SEPT. LE BIKINI.

ARCHIVE. CONTROLLING CROWDS. MERCREDI 30 SEPT. LE BIKINI.

ARCHIVE. CONTROLLING CROWDS. MERCREDI 30 SEPT. LE BIKINI.

Du grand art

Par Le Monsieur d’en Face ! le mardi 6 octobre 2009

    Entendons-nous bien.

    Archive, j’étais plutôt conquis d’avance, il faut bien le reconnaître…


    J’avais découvert leur premier album électro-pop-rap-trip-hop-planante (Londonium, 1995) dès sa sortie, et j’avais franchement accroché.

    Par la suite, j’ai trouvé que leur parcours, bien que fouinant allègrement et avec bonheur dans tout ce qui s’est fait de bon les trente années précédentes (progressif, rock, indus, cold wave…), était d’une cohérence rare (n’était-ce cette laborieuse et naïvement prétentieuse B.O du navetissime film « Michel Vaillant »).

    Leur mot d’ordre ? Toujours faire table rase du passé, se renouveler sans cesse.

    Mais venons-en au fait. Le concert.

    Mercredi 30 Septembre. Le Bikini. 20h00. Une file d’attente interminable devant les portes pourtant béantes depuis près d’une heure, et pas moyen d’entrer avant la masse, mon pote journaliste a visiblement oublié le rendez-vous, qu’à cela ne tienne, je me poste en fin de queue, et il s’en mordra les doigts (« on ne zappe pas un grand concert sans le regretter un jour », évangile selon St Keith)

    La première partie a déjà débuté. Bon, pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’on ne peut pas faire plus en rapport avec ce qui a suivi, plus proche. Plus cohérent. Le son, l’ambiance, le style, tout y est. Pas étonnant d’ailleurs lorsqu’on sait que le chanteur du groupe (Birdpen) n’est autre que Dave Penney, l’un des chanteurs d’Archive. Leur crédo pourrait être « comment faire du Archive à trois sur scène »… Première partie de bonne facture, donc. Le public est séduit, et moi itou.

    Archive, donc.

    Le concert débute par l’intro du dernier Album en date (« Controlling Crowds », également le nom de la tournée), album qu’ils joueront dans sa quasi-intégralité et dans l’ordre.

    Les musiciens arrivent un par un.

    Sur scène, ils sont sept. Ce qui saisit tout de suite, c’est la puissance du son. Gros, très. Mais pur, parfait ; rien n’est brouillon, on voit tout de suite que les gars sont des esthètes. Bien entendu l’excellente acoustique du lieu n’y est pas étrangère, mais on sent le boulot derrière l’apparent détachement des musiciens.

    Visuellement, on à affaire à du lourd. Films, photos, images, animations, tout contribue à cet univers si particuliers dans lequel le groupe vous fait glisser petit à petit. Le tout impeccablement « timé » avec la prestation scénique du groupe. Cohérent.

    Prestation scénique plutôt statique, il faut le noter, mais qui n’en demande pas davantage. Les morceaux sont plutôt planants, même si des accès de rock rageur viennent ici et là émailler le set. Seul le guitariste (Steve Harris) adopte la traditionnelle gestuelle rock et sort de son mètre carré attribué pour se démener, sautiller et agiter sa Gibson Les Paul le long de la scène.

    Le set se déroule sans qu’à aucun moment on ne s’ennuie. L’atmosphère sombre et élégante si contagieuse est brisée par les parties rock des morceaux et le concert se passe comme dans un rêve, tout est lié mais rien n’est redondant. On pense inévitablement à Pink Floyd, à Massive Attack, à Radiohead. Aux Who. Entre autres…

    Les apparitions du rappeur Rosko John n’ont rien d’agressif, mais magnifient les nappes des deux préposés aux claviers (Darius Keeler, au bras droit de véritable métronome humain, probablement sponsorisé par Synthol, et Danny Griffiths).

    Le batteur (Smiley) est un monstre de technique, et nous le démontre joyeusement dans les parties les plus rythmées du set, mais sans jamais tomber dans la démonstration gratuite. Ici tout est mis en œuvre pour les morceaux. Tout va dans ce sens. Il y a de la générosité dans ce groupe.

    Le concert se termine. Dans le public j’entends un mot qui pourrait tout à fait qualifier la musique (et la représentation) du groupe : obsédante.

    Les rappels proposent des morceaux plus anciens du groupe. Tant mieux, il y a du bon aussi dans les précédents albums : « Londinium » (« où tout à commencé », précise Pollard Berrier, l’un des chanteurs-guitariste) « Numb » ; « System », (parfait hymne rock dans lequel on peut trouver du Stones, du Blur, du Stereophonics) ; et enfin et surtout « Again », que tout le monde attendait. Ce dernier morceau est un peu décevant, on sent que les types sur scènes ont tout donné juste avant, et jouent ce classique du groupe uniquement pour contenter l’auditoire. Dommage.

    On ressort de ce concert un peu en apesanteur, à quelques centimètres du sol. Un détail qui en dit long : le pote avec lequel je suis venu, grand bavard devant l’éternel et insatisfait chronique ne trouve rien à (re)dire sur la prestation à laquelle nous venons d’assister…

    Du grand art, je vous dit.

    (0 - 0 vote)

    Portfolio

    Archive Archive

    Répondre à cet article

     
     
     

    Rubriques

     

    Nuage de tags


    Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Mentions légales | Agrégateur de flux culturels